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(Norma)

jeudi 26 novembre 2020 - Ce qui nous empêche

(97) Projet Norma

j’allais dans un magasin (je crois que je portais quelque chose avec moi, je ne sais plus - ou alors quelqu’un, peut-être un enfant en bas âge, c’est possible) la vendeuse disait à M. qui voulait acheter un pull en laine orange « mais c’est monsieur qui va vous l’offrir » et je m’exécutai, sortant ma carte bleue (j’aurais pu faire « mais oui bien sûr, avec plaisir » mais non)
un drap blanc sale est étendu sous les arbres – de nombreux arbres, sans doute des oliviers on ne les voit pas, on ne distingue que peu quelques fruits qui tentent de s’échapper par de minuscules fentes du tissus – les fruits sont verts et ressemblent à des raisins – raisins, ou oliviers olives réfèrent directement à la propriété (comme on disait) de Créteville de l’un de mes oncles (par alliance) (le seul de cet état, les autres étaient au nombre de cinq) (de la génération précédente, je serais bien incapable de faire le décompte : dommage...)

ce qui a fait que « Norma » (projet issu de l’atelier) ait basculé vers le lieu des années 70 a été le désir de moraliser l’histoire – en dire quelque chose – ce qui s’est probablement retourné contre moi – contre le projet, de la même manière que d’habitude peut-être bien (le projet est en panne) (une petite panne : il va venir, il le faudra) – j’avais entamé ici dans les mêmes conditions (recours à des informations livresques recueillies par internet et réalisées en en faisant la commande auprès de mon ami libraire (puisque à nouveau nous voilà reclus.es) (retenu.es, empêché.es) (l’autre parlait dans le poste hier soir (il semble que Noël soit une date fétiche du pouvoir : quelque chose comme la naissance du Christ, le Roi, l’Éclaireur) (ça dévisse ou c’est juste moi ?) (il y aurait à poser là quelque chose d’un roman – mais le proche trahit peut-être : c’est pourquoi le journal a du bon) (les livres Claudio Magris « Classé sans suite » ; Henning Mankell « Le dynamiteur » ; C.F. Ramuz « Paris (note d’un Vaudois) » ; Olivier Guez « Le disparition de Josef Mengele » ; Laura Nattiez, Denis Peschanski, Cécile Hochard « 13 Novembre des témoignages, un récit » – j’étais un peu tombé par hasard, c’était durant les cent cinquante jours de liberté recouvrée sur les articles (une demi-douzaine) où on explorait un peu le parcours (disons) de Jean-Paul Belmondo avant de faire de même avec Catherine Deneuve (dans le journal le monde) (ou l’inverse je ne sais plus – j’ai copié gardé les articles je regarderai sans doute plus tard) mais dans l’un d’entre eux (bien que l’image à laquelle je pense réunisse les deux protagonistes plus le metteur en scène de « La sirène du Mississipi »)

on parlait du fait que ce metteur en scène (François Truffaut or donc) avec le Bébel premier rôle contre-emploi avaient cherché à retrouver en Argentine l’acteur qui interprétait Goupil Tonkin ( dans Goupil Mains rouges (Jacques Becker,1943) Robert le Vigan (cinglé, fasciste, antisémite compagnon de l’ordure destouche/céline à Sigmaringen – passons) : je recherche un petit peu le livre qui traite de sa carrière, écrit par Claude Beylie d’ailleurs – je me souviens du quatrième sous-sol de la faculté de Tolbiac) – sans doute étaient-ils en compagnie de Philippe de Broca – il me semble me souvenir – et l’émergence de l’acteur m’avait semblé être une bonne raison de le supprimer (le « moteur » de « Norma » était alors une exécution (laquelle se déroulait dans le même mode opératoire que celui ayant prévalu à l’assassinat de Gérad Lebovici) – j’avais un peu imaginé (sans aller loin, j’en étais à « l’Étude en beige » – numéro 3 des épisodes qui en comptèrent 20) que le héros était sans doute un agent de quelque officine (pas le Mossad, cependant) laquelle s’était donnée pour mission de supprimer les anciens nazis réfugiés quelque part) (j’avais quelques souvenirs précédents de ce que ce quelque part se situait en Argentine – j’avais quelques réminiscences, linéamenteuses probablement, du rôle dans les années quarante cinq/cinquante, du rôle abjecte de Péron et de son Évita dans la narration) – voilà ce qui m’occupe : je lis –