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quatre-vingt-un

mardi 3 novembre 2020 - Ce qui nous empêche

(je continue, il n’y a pas de raison de croire qu’il s’agit de quelque chose de terminé) même si l’ambiance a changé - coulent les sangs et s’arment les idiots - et les autres - mais de fatigue, non - continuer et garder les yeux ouverts

(cette image qui vient de mon ami Denis, prise à Lisbonne je ne sais pas bien quand mais numérique)

(81) on y donnait un titre
on était (assez) loin de se douter que ça recommencerait mais si, oui, c’est fait – il y a une chanson de Julien Clerc (Les séparés, j’en avais fait une chronique en début d’année, j’avais oublié – la grève des transports ? La grève à Radio France ? La chute dans le haut de la rue Lafayette ?) (beaucoup de choses passent sans qu’on les reconvoque) (il y avait un ton à ces chroniques en pure perte comme à l’accoutumée) (deux fois font-elles coutume ? Suffisent-elles à ?) on prend une image ancienne déjà et on la flanque sur le devant du programme – j’avais appris à en poser aussi dans le texte mais cette pratique s’est gommée – aujourd’hui c’est différent, je tiens sur plwe le journal(j’en avais fait le deuil (?) en première réclusion (je n’avais pas suffisamment de connexion – aujourd’hui, il en est de même mais je diffère, je bricole – les nouvelles du travail sont inexistantes : personne pour en prendre, tu me diras c’est le lot, c’est ainsi c’est à moi d’en donner – je ferai un mail, un jour (le « s » du futur inexiste ainsi que celui de la première personne du singulier du passé simple des verbes du premier groupe – après comment se classent les verbes, c’est une autre affaire – pure perte sans doute, mais faire vivre aussi le CLAN* – il vit aussi ailleurs tant mieux – ce n’est pas de la solitude, c’est juste que je me retire un peu parfois – or donc dire est-ce courage ? Les agissements des puissants (qui sont les puissants ? La question simple se résout par la réponse à : qui nettoie les chiottes ?) – tu sais l’orthographe me renvoie immédiatement à la rue Delpech à A. où se tenait l’école primaire – d’où parler ? contrarier leurs agissements ? y croire est tellement orgueilleux : on n’existe même pas, pauvre petite fourmi : ce matin, dans le soleil qui entrait par la porte vitrée, une petite araignée tissait son fil,descendait puis remontait – en pure perte ? - nous détruisons les insectes, nous détruisons les espèces pour nos avions, nos usines atomiques, notre énergie – le ciel nous le rend-il ? Je t’assure qu’il fait beau – je ferai un small message à mon frère, j’appellerai l’ami de Beaumarchais, celui de Biarritz (c’est un cousin) – je lirai et écouterai de la musique – il y avait aussi cette façon de poster des images des plats qu’on cuisine (deux milliards de semblables ne mangent pas à leur faim : n’est-ce pas une indignité ? oui mon petit père oui – hier j’ai fait une blanquette, le boucher de V. disait « oh je l’ai découpée ce matin, elle tiendra jusque mercredi ou jeudi sans problème, au frigo bien sûr » – du veau – c’était ainsi,vers midi on mettait en ligne – on est reparti, on avait une certaine avance, on a recommencé une vingtaine d’épisodes de l’atelier – une histoire de fiction, je ne voulais pas qu’il en soit ainsi, je voulais un texte sur ma mère et puis non une fiction – une pensée pour le reste du monde

*CLAN : collectif l’aiR Nu