Les villes passagères

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Objectif Oloé

mercredi 26 septembre 2018, par Suzanne Maufra

Encore une fois je pensais être en zone d’inconfort mais au contraire, même rester à ne rien faire ici, ça ne me gêne pas.

Face à cette pointe de trente deux virgule cinq mètres, assise sur des vagues de pavés l’atterrissage fait mal mais on s’y fait : le rond point est légèrement surélevé, la route disparait, les voitures semblent en lévitation.

Je me sens bien, la pointe semble si infinie qu’elle pourrait percer le soleil qui flotte dans ce ciel bleu. Les gens sont loin, les voitures aussi.

J’ai comme l’impression d’être sur la Lune avec les voitures qui gravitent en orbite, ca hypnotise, ca berce.

A droite des odeurs s’échappent d’un foodtruck.
A gauche la grande porte de l’ESIEE condamnée par le plan Vigipirate.
La "ville git pirate".
La ville est un labyrinthe avec des couloirs interminables dans tous les sens, des portes condamnées qui nous obligent à s’eloigner sans cesse, contourner, reculer, retourner, continuer, marcher, courir, s’énerver, se fatiguer, découvrir, visiter...

Mais rester là immobile au milieu de ces flux, sur un espace inaccessible, sur une route circulaire, avec toute cette ville qui gravite autour, m’enivre et me projette dans cet interstice d’Oloé.

L'Axe de la Terre

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