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(85) c’était le dégoût : plus d’internet, plus de travail...

jeudi 12 novembre 2020 - Ce qui nous empêche

(85)
c’était le dégoût : plus d’internet, plus de travail, plus de relation, on ne voit personne, on parle au téléphone, messages petits ou imagés, le dégoût – on va attendre les livres peut-être, les affaires en cours comme DF ou Aldo sont arrêtées – rien pas envie trop de soleil en plus pas de perspective – quelque chose à faire de ce moment ? non, rien, bricolage tu parles, la radio et les mots qui sèchent mais tout de même, le rêve de cette nuit, j’étais avec mes deux filles, on était dans le métro ou le train, on avait quelques sacs, on se levait pour en sortir peut-être, il fallait rassembler les sacs, on sortait, elles étaient là, puis le train s’en va, ou était-ce le métro vers belleville, les sacs sur le quai, il y a là A. qui n’a pas dix ans mais E.n’est pas là, le train est parti, le métro sort du champ, je crie son prénom, mais non plus rien – le réveil a rapporté la nuit, le rêve, il n’était plus aussi angoissant, elle allait descendre à couronnes puis revenir,certainement – il faut que je l’appelle aujourd’hui,comme il faut que j’aille à la poste poster le Lisbonne Portugal pour M. - je n’en ai plus dommage – je te jure qu’il faudrait travailler (ce qui a changé, c’est qu’on peut avoir internet, parfois mais qu’on doit surveiller la conso, en garder pour le travail qui ne paye rien – il y avait vernon subutex dans le poste ce matin – il y a du soleil qui ne se lève pas avant huit – pas fatigué, non, mais écœuré oui – moins de morts en Suède par habitant qu’en France, alors cette réclusion ? La haine contre cette façon d’infantiliser son peuple, benito quand tu nous tiens – je me souviens de cette journée particulière, parfaitement, qui dénonce qui ? qui a ce pouvoir ? le billet de Pierre Ménard hier sur la loi du violeur supposé qui interdit de filmer les flics et ressemble à cette république de Salo – sur une place à Milan, pendu par les pieds avec sa maîtresse en avril 45 – piazzale Loreto – si j’avais du courant j’irais voir ce qu’il en est – je n’en ai que peu – non il fait beau –
on va rester là sans rien dire, juste à subir, attendre la conférence de presse de l’autre accentué de matignon - fuck ! - mais non ? Rien ? Confinés de chez reclus… le roman commencerait par (écrire le début, est-ce que c’est quelque chose qui serait un signe que ça avancera ? Est-ce que ce serait un signe que ça ne prendra pas ?) (ça reste confidentiel aussi, je sais bien – tant mieux tant pis) « j’ai commencé à me faire la cuisine quand mon père est mort » il faudrait que je continue tu sais bien – demain oui, demain...