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(86) il y avait une espèce de grand banquet...

vendredi 13 novembre 2020 - Ce qui nous empêche

(86)
il y avait une espèce de grand banquet qui se déroulait dans la grande salle de la bibliothèque nationale rue de Richelieu- on avait enlevé les tables et les lampes vertes ; ou alors c’était dans le hall du grand palais ; il y avait là un banquet et au fond de la salle quelques personnes de ma famille que je ne connaissais que mal ; toutes étaient attablées, il y avait peut-être bien ma fille aînée, au fond, là-bas ; un peu comme au mariage de la fille de E. où j’avais revu des gens inconnus mais qui me connaissaient, eux, parfaitement. Ou du moins qui savaient qui j’étais. Il y avait sur cette salle de banquet une lumière zénithale. Il faisait peut-être jour : c’était étrange (est-ce qu’il allait neiger des anges ? demandait Nougaro). Non, rien, sinon.

Plus loin dans la nuit, on était dans le monoprix de la place Pigalle (sur cette place passait, dans le début du Doulos (Jean Pierre Melville, 1962), un camion qui nettoyait les rues à grande eau) on cherchait il me semble bien de l’huile d’olive impossible de mettre la main dessus, une femme employée en tablier n’en savait rien – il faisait dehors un temps splendide – on est sorti. Il y avait devant les rangs de vignes, du côté de Touarcé (celles du Coteau du Layon) des rosiers devant chaque rang : cette même ambiance dans les rue, la chaleur de l’été. Sinon, non, rien.