La grande page que vous voyez apparaître lorsque le site charge, plus grande que votre écran, est le résultat d’un travail de plusieurs mois que nous avons effectué à deux (Anne Savelli et Joachim Séné) mais également avec des internautes, des bibliothécaires et des habitants de La Haÿ-les-Roses en train d’apprendre le français.
Cette "œuvre en cours" comprend des textes, des enregistrements, des images, des vidéos qui, toutes, s’intéressent à la question de la connexion et de la déconnexion. À l’heure qu’il est, elle est à la fois finie et in(dé)finie. On peut consulter la version "à plat".

Finie, parce que nous possédons dans la "médiathèque" de notre site, outre nos propres textes, un nombre précis de documents : textes "ressources" qui nous ont aidés à réfléchir, réponses écrites à une enquête menée en ligne, entretiens que nous avons menés à la bibliothèque de La Haÿ-les-Roses sur l’usage du smartphone ou encore, enregistrements d’une visite guidée de la ville qui nous a été faite par les habitants.
Indéfinie, parce que nous ne les avons pas tous intégrés dans cette grande page : certains restent cachés, d’autres sont à retrouver dans les rubriques Enquête et Ressources.
Infinie, parce que vous pouvez vous promener de façon aléatoire sur la page et/ou vous laisser guider par certaines "bornes" que nous avons placées : certains documents n’apparaissent que si vous avez cliqué sur un enregistrement tandis que d’autres surgissent en rafales, sont à chercher, à pister en dehors du cadre. C’est à vous, alors, de leur inventer un ordre de passage et de les relier entre eux.
À votre guise !
Quant à nous, nous nous octroyons le droit d’ajouter encore du contenu ou d’en retirer, sans nécessairement vous prévenir : ainsi va le web, n’est-ce pas ?

Oui, mais encore ?

Rapidité, horizontalité, gratuité, autonomie, accès facilité aux services et à l’expression personnelle : en vingt ans, le numérique et la connexion ont bouleversé nos existences et nos façons de communiquer. Jusqu’à les formater, s’insinuer dans nos journées du matin au soir ? Dans ce cas, nous donnons-nous par moments le droit de nous couper du flux, de nous isoler ?

Ni réquisitoire ni défense de la connexion, Nos îles numériques est un projet d’écriture qui utilise le web pour en cultiver la richesse et en contrer les effets néfastes. Il est soutenu par le Département du Val-de-Marne pour le festival Les Échappées, qui le définit ainsi sur son site :

« Une île peut-elle encore être isolée de nos jours ? Peut-on se rêver en ermite urbain ? Et si le numérique, à la fois créateur de lien et synonyme d’une absence de contacts charnels, était la nouvelle manière de « faire-île » ? Nos îles numériques est une exploration et une expérience d’écriture collective menée par Anne Savelli et Joachim Séné. Combinant des textes, des photographies, des enregistrements sonores et de la programmation informatique, l’œuvre en ligne met à l’écran des trajectoires individuelles reliées, sorte de chapelet d’îlots, de réseau de points, d’une multitude de singularités. »

De quoi s’agit-il ?

Pour commencer, d’un récit écrit par Anne Savelli et Joachim Séné à partir de leurs expériences. Présenté (en blanc) dans une grande page web navigable disponible sous l’onglet Œuvre en cours, il s’est inspiré, au fil du temps, de l’enquête sur la connexion et la déconnexion menée en parallèle.

Proposée à un large public, cette enquête a été, comme le récit, dévoilée sous forme de feuilleton tous les quinze jours, du 15 octobre 2020 au 1er janvier 2021. Quelque soit sa pratique du numérique, chacun.e a été invité à répondre aux questions deux fois par mois. Les réponses ont été présentées sous l’onglet Enquête, intégrées par moments dans la grande page navigable qui forme désormais la page d’accueil de ce site.

Bienvenue dans Nos Îles numériques !