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Patience

samedi 14 novembre 2020 - Ce qui nous empêche

(87)
pas impatient, je m’occupe mais je ne lis que peu – guère presque rien – pas – Lidia Jorge, l’histoire du cinéma (mais là je cesse), la vieillesse du Castor – j’ai l’autobiographie de Georges-Arthur Goldschmidt ouverte un moment – je vais m’offrir chez boréales l’autobiographie de Gabrielle Roy – je vais voir un peu le montant de la chose avant peut-être (le livre de Olivier Bétourné si possible 25 e quand même) – ça part dans tous les sens, ces lectures – sans compter les mythologies du Roland – Barthes oui, ça date de 57 – non je regarde je lis je m’instruit – mais j’attends avec impatience quand même les livres commandés à Chartres – j’appelle un peu ici ou là – les voir me manque, les autres : je me souviens quand j’allais déjeuner ici là ailleurs avec untel ou unetelle – les séminaires – les rencontres de hasard dans la rue, ah salut – ça n’aura qu’un temps, c’est possible, il faudrait marcher ailleurs,aller reconnaître du côté des Anglais, à Montmartre – marcher simplement sans but comme quand on revenait sans vraiment de but, à pieds, après déjeuner, ; à Denfert-Rochereau jusque Belleville – on marchait – ce sont des conditions imposées par des agissements abjects c’est probable mais en attendant : il y a la Norma (l’opéra mais aussi le nom de l’héroïne, l’une des trois de l’atelier et sans trop de relation le livre d’un certain Olivier Guez, il ne faut pas que je m’impatiente – je coupe du bois, je protège le petit chêne, j’arrose le petit érable, je respire, je me protège, et je ferme le poste – "non je n’ai rien oublié/bien que ma vie ait changé" (c’est pas celle d’Aznavour) d’où viennent ces paroles de chanson ? Hughes Aufray ? Luis Mariano ? Michel Polnaref ? un type je crois bien – sans parler du cinéma et des quatre heures et demie de Fred Wiseman ou de ce pays qui se tient sage,pas vus ça viendra, oui, sans doute bien sûr – en salle évidemment – j’attends, je ne suis pas impatient